Thermicien, diagnostiqueur DPE et auditeur énergétique
Lubin Pernot
Je mesure et je calcule. Je ne pose rien, je ne chiffre pas les travaux, et je ne vends rien.
Seize ans en bureau d’études thermiques à Besançon : calculs de déperditions, études réglementaires, notes de dimensionnement pour des maîtres d’œuvre et des bailleurs sociaux. Puis certification de diagnostiqueur et d’auditeur énergétique, et installation à mon compte.
Ce qui m’a formé, c’est l’écart entre le calcul et la mesure. La maison isolée en 2019 qui consomme toujours autant parce que l’étanchéité à l’air n’a jamais été traitée. Le diagnostic remonté d’une classe par un simple changement de mode de calcul. La pompe à chaleur dimensionnée sur une déperdition théorique qui bascule en appoint électrique six semaines par hiver.
J’écris ici comme je parlerais à un propriétaire debout à côté de moi dans un couloir, en commentant l’image de la caméra thermique sur l’écran : je nomme ce qu’on voit, je donne la valeur, je dis ce que je ferais — et je précise toujours ce que la mesure ne dit pas.
16 ans en bureau d’études thermiques DPE + audit certifications professionnelles Zone H1 terrain d’exercice d’origine
Ce que je vérifie en premier
- Le Uw, jamais le Ug, sur un devis de menuiseries, la valeur du vitrage seul est celle que le fabricant met en avant ; celle de la fenêtre posée est celle que vous achetez, et l’écart atteint couramment plusieurs dixièmes.
- Le lambda derrière l’épaisseur, des centimètres annoncés sans conductivité n’engagent sur aucune performance : deux produits de même épaisseur peuvent différer d’un tiers sur le R obtenu.
- La trappe d’accès aux combles, sur les logements que j’ai mesurés après une isolation de combles, l’écart entre consommation annoncée et consommation réelle venait presque toujours de là, jamais de l’isolant.
- La température d’eau des émetteurs, une pompe à chaleur posée sur des radiateurs haute température ne tiendra pas le rendement de sa fiche, quel que soit le sérieux de l’installateur.
- Les déperditions qui fondent la puissance, quand un devis de remplacement ne s’appuie sur aucun calcul, la puissance a été choisie au catalogue, pas dimensionnée.
Son périmètre, et ses limites
Ce qu’il traite
- La lecture d’un diagnostic ou d’un audit énergétique, et ce que ses valeurs signifient pour un logement précis.
- Le calcul thermique : déperditions, résistance thermique, coefficients de transmission, temps de retour avec ses hypothèses.
- La hiérarchie des postes de travaux et l’ordre dans lequel ils doivent s’enchaîner.
- Les conditions dans lesquelles un système de chauffage tient — ou ne tient pas — la performance annoncée.
- Le cadre réglementaire qui s’impose à un bailleur, rapporté au texte qui le fonde et à sa date.
Ce qu’il ne traite pas
- Le prix d’un chantier : je renvoie au devis et à l’artisan, qui engagent leur responsabilité là où je n’engage que mon calcul.
- Le montage d’une aide au cas particulier : je renvoie au conseiller France Rénov’ et au texte officiel.
- Les questions fiscales, juridiques ou de valeur immobilière : je cite la source et je m’arrête.
- La conduite de travaux et la coordination de chantier, qui ne sont pas mon métier.
- Le test de produits et la mesure sur site pour les besoins d’un article : je ne visite aucun logement pour écrire.
Sa méthode
Indépendance et corrections
Point Thermique ne vend aucun chantier, ne réalise aucun travail, ne cible aucune commune et ne met en relation avec aucun artisan nommé.
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